Oui, et après ? Je n'aurais pas trouvé mieux pour me décrire moi-même.
Mais bizarrement, c'est toujours la même personne, même après l'avoir zappée, ignorée, effacée, oubliée, qui ressasse les mêmes choses. Une seule personne sur tout un entourage. Jean de La Bruyère disait « L'on ne peut aller loin dans l'amitié, si l'on n'est pas disposé à se pardonner les uns les autres les petits défauts. » J'ai accepté les siens, mais les miens n'ont jamais été tolérés. J'ai accepté son caractère qui faisait qu'elle était elle, mais le mien n'a pas non plus été accepté.
Mais ce que cette même personne n'a pas compris, c'est que tous ces défauts qu'elle me trouve sont finalement aussi présents chez moi que chez elle. Là encore, je peux citer Jean Lemieux : « Les défauts que nous condamnons le plus sévèrement chez les autres sont ceux dont nous ne pouvons nous corriger. »
J'expose ma vie sur un blog que je tiens depuis maintenant presque 5 ans. Ce n'est pas parce que ça déplait à quelques personnes, qui au passage n'ont qu'a pas le consulter si ça les dérange, que je vais changer mes habitudes. Si je veux en mettre plein la vue, j'en mettrai plein la vue. Si je le fais exclusivement dans le but d'énerver ces personnes que ça dérange, alors je le fais. Plus personne ne peut me dicter ma vie. Plus personne ne peut prétendre pouvoir me faire changer, ni au nom d'une amitié, ni au nom d'un amour : je suis moi, aussi imbue de ma personne que Narcisse l'était ; je suis moi, avec un caractère aussi explosif et sans scrupules que le dieu Ares ; je suis moi, avec mon complexe de supériorité digne d'un Mickaël Vendetta en fille ; mais je suis moi, authentique, et j'emmerde ceux à qui ça ne plaît pas.
Je m'aime telle que je suis, et ceux qui se prétendent être mes amis m'aiment telle que je suis.
Enfin, je cite Shakespeare, pour me la péter encore un peu et pour clore cet article « Celui qui n'est plus ton ami ne l'a jamais été. »
